Science-FictionRéalisé par Nimrod Antal
Avec Adrien Brody, Alice Braga, Danny Trejo, Topher Grace…
Durée : 1h47
Une solide brochette de tueurs de métiers se retrouve sur une planète inconnue. Mais cette fois, ce sont eux les proies… Encore un Predator direz-vous ? Oui, mais débarrassé de ses angoisses commerciales. Pas très fin mais joyeusement pêchu, il retrouve la fantaisie musclée du second opus, dont il offre une suite convaincante. Une plaisante surprise !
Royce se réveille en plein vol. Littéralement. Il se réveille en chute libre, tombant droit vers une jungle sans fin. Il parvient à ouvrir son parachute avant de se fracasser au sol. Mercenaire aguerri, Royce se relève après sa chute, et s'aperçoit aussitôt qu'il n'est pas seul. L'arme à la main, il rencontre d'autres parachutés, et constate vite ce qu'ils ont tous en commun. Mafieux mexicain, tireuse d'élite des services secrets Israéliens, membre des commandos russes, yakuza japonais, condamné à mort en attente de son exécution, soldat de Sierra Leone… à l'exception d'un médecin, ce sont tous des professionnels de la mort, des guerriers d'élite. Et ils sont tous amnésiques. Évitant de justesse de se massacrer entre eux, ils décident de sortir ensemble de cette jungle impénétrable. Mais doivent vite se rendre à l'évidence : cette jungle n'a pas de fin. Et le grand nombre de soleils au-dessus d'elle implique qu'ils ne sont plus sur Terre… En attendant de trouver un moyen de quitter cet enfer, Royce entend bien découvrir la raison de leur présence dans ce piège…Je sais ce que vous allez dire ! Une créature aussi belle et implacable, aussi racée que le chasseur intergalactique Predator ne mérite pas d'être ainsi utilisé à toutes les sauces. Notamment celle pimentée à la bave d'Aliens… Mais à l'inverse des dernières tentatives, sérieusement bancales, d'exploiter le potentiel de la fascinante créature, ce Predators dénote par son approche décomplexée et le genre assumé qu'il incarne : un pur film de fan. Et c'est bien de cela dont il s'agit ! Robert Rodriguez allait s'imposer avec Desperado lorsque, en 1994, il signa pour la Fox cette séquelle du Predator qu'il avait tant apprécié. Refusé pour des raisons budgétaires, le scénario a sommeillé dans les placards jusqu'à ce que, à court de séquelles foireuses, la grande maison ne ressorte le travail de maître Rodriguez. Propulsé producteur, celui-ci abandonne les commandes de la réalisation à un autre "self-made director" comme lui, Nimrod Antal Le duo a tout pour s'entendre, notamment un goût prononcé pour le mélange "des cinémas de genre", comme le prouve ce Predators.
Entre film de SF et film de guerre, c'est avec la rigueur du plus naïf comics que Les sept salopards rencontrent Predator, sans oublier un crochet/hommage par le chambara revisité mafia nippone. Sans prétention mais soignant ses effets, Predators est tout au plaisir de réunir le gotha fantasmé du tueur, du miel pour l'amateur d'action… Autre plaisir et non des moindres, c'est l'occasion pour Rodriguez et Antal de composer un casting original et excitant. Le génial Danny Trejo côtoie Topher Grace,. Mahershalalhashbaz Ali, Walton Goggins, la très sympathique Alice Braga, sans oublier un Lawrence Fishburne solidement allumé. Et, au cas où quelqu'un en douterait encore, Predators démontre qu'Adrien Brody est un grand acteur auquel aucun défi ne résiste. Judicieusement choisi pour son absence totale de ressemblance avec Schwarzy, Brody assure sans problème dans le registre de l'action. Il est évident que la psychologie de cette bande de psychopathes aurait mérité d'être nettement plus fouillée, surtout pour le personnage sous-employé de Edwin. La petite troupe s'accordant finalement un peu vite pour une pareille tripotée de flingueurs infréquentables… N'empêche ! Le résultat est indubitablement efficace et engageant, de l'action solide et réjouissante avec en final un message d'espoir à l'attention des amateurs : le Predator n'est pas mort!
Frédéric Lelièvre
L'avis des hommes

Débarrassé des Aliens, Predators retrouve son domaine : l'action pur jus, mâtinée de SF assumée. De l'action qui tâche au service de gros méchants comme dans un jeu des sept familles, chacun incarnant un genre sanglant et viril. C'est fun, plutôt malin, et si les personnages sont trop enfermés dans leur cliché, on ne s'ennuie pas. Ce Predators relance le filon ! F.L.Images
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