Impossible de se perdre dans les ruelles de Dole ou aux alentours longeant le Doubs : où que vous soyez, vous apercevez la "Collégiale". Cette basilique imposante, dressée au cœur de la ville, témoigne de sa longue histoire. Une visite qui s'impose d'autant plus qu'après 3 longues années de travaux, la grande dame est à nouveau ouverte au public pour ses 500 ans…
Au centre du cœur historique de Dole, la Collégiale Notre-Dame est le point culminant de sa géographie comme de son histoire. C'est de son observatoire, juché sur les 73 mètres de son clocher-donjon, que l'on observa les nombreuses vagues d'envahisseurs. Classé monument historique en 1910, ce bâtiment impressionnant par ses dimensions est encore appelé Collégiale par tradition, car Notre-Dame est Basilique depuis 1953. Incarnation du style Comtois, cette "neuve église" a été bâtie de 1509 à 1571 sur les ruines d'une église détruite en 1479. Et il aura fallu dix années de plus pour ériger l'élément architectural spécifique de sa silhouette si particulière : classiquement prévue à la croisée du transept, le clocher aux allures de donjon a finalement été érigé dans le prolongement du porche, signant une façade particulièrement marquante et imposante. Du haut de la plate-forme du clocher, lorsque le temps le permet, on peut voir jusqu'au Mont-Blanc…Les Dolois étaient privés de leur Collégiale depuis 2006. Après pratiquement 3 années de travaux, l'intérieur de la Basilique nous dévoile toutes ses caractéristiques. Car après sa restauration, extrêmement soignée, la Collégiale exhibe la mémoire des différentes époques qui l'on marqué, une juxtaposition de styles parfois surprenante. Désormais lumineuse, le bâti gothique, sobre et puissant, révèle la finesse de ses voûtes, illuminées par de hautes sources de lumière. Le contraste de l'apport de la renaissance n'en est que plus frappant, comme avec la spectaculaire chaire à prêcher en marbre au milieu de la nef. Mais la restauration a aussi remis à jour des témoignages inespérés : les piliers révèlent des peintures et blasons, oratoires qui signaient les emplacements réservés, chapelles ou autels, des grandes familles et confréries ayant participé au financement de la construction. Retournez-vous vers l'entrée du parvis, et vous pourrez admirer un véritable trésor : un orgue magnifique, achevé en 1754 et signé Karl-Jospeh Riepp, mise en scène par une tribune flamboyante du plus pur baroque. Des concerts sont parfois organisés, renseignez-vous auprès de l'Office du Tourisme de la ville pour découvrir cet instrument exceptionnel !
Si les chapelles latérales du 19éme siècle reflètent un éclectisme plus contemporain, les amateurs du style Renaissance trouveront à droite du chœur une référence en la matière : la Sainte-Chapelle, qui fut dès 1600 lieu de pèlerinage populaire pour abriter l'hostie miraculeuse de Faverney, dont l'histoire est racontée sur les vitraux. La Collégiale de Dole recèle encore un autre trésor : une collection complète de 12 peintures immenses (4m50 sur 3m50), comme on pouvait en trouver, suspendues au long des hautes parois de la nef de nombreuses églises. Peintes entre 1763 et 1781, elles ont miraculeusement échappé à la révolution française, et présentent aujourd'hui un ensemble unique. Une richesse qui devrait permettre de réhabiliter leur auteur, un peintre lyonnais aussi connu en Italie qu'il est ignoré en France : Laurent Pécheux. La juxtaposition des époques parfois troublante et la richesse historique de la basilique font qu'un dépliant, aussi bien conçu soit-il, ne suffit pas à satisfaire la curiosité du visiteur. N'hésitez donc pas à vous retourner vers le l'Office du Tourisme du pays de Dole pour leurs visites guidées.
Frédéric Lelièvre
INFOS :
Basilique
Site Internet : www.tourisme-paysdedole.fr
Collégiale - 39100, Dole | France-Comté |
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L'avis des hommes

Imposante, la Collégiale est aussi passionnante parce qu'on y retrouve les différentes époques qui l'ont marqué, chacune avec son style. Les orgues sont magnifiques. Et les peintures de Pécheux étonnantes : on imagine les autres grandes églises autrement après les avoir découvert… Il y a beaucoup à voir, mais le concours d'un guide est conseillé pour en saisir tout l'intérêt. F.L.







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