Si une ville mérite le qualificatif de musée à ciel ouvert, c'est bien Dole, tant l'ancienne capitale Comtoise a su grandir en conservant son héritage. De ruelles en escaliers, la promenade est une révélation, qui vous amène à remonter dans le passé, quand elle ne vous invite pas à glisser vos pas dans ceux de Marcel Aymé…
Dole présente un avantage considérable pour les photographes angoissés : d'où que l'on se place, il est bien difficile de rater ses photos souvenirs. Et lorsque l'on se promène du côté du Canal des Tanneurs, c'est une véritable invitation à la carte postale ! Tout le vieux centre de Dole semble en effet avoir en grande partie survécu aux méfaits des guerres et des appétits immobiliers. Une particularité que l'on doit à l'amour que portait Jacques Duhamel à la région. Parisien et Ministre de la Culture, mais jurassien d'adoption et Maire de Dole, il fit classer en 1972 la vieille ville et ses alentours Secteur Sauvegardé. Une surface totale de 114 hectares, un record, qui nourrit bien des polémiques en son temps, mais que l'on peut saluer aujourd'hui. Avec plus de quarante sites historiques, la promenade dans Dole est un pur plaisir touristique.Parmi les hauts lieux historiques à découvrir, citons l'Hôtel-Dieu, imposant bâtiment qui s'élève en bordure du Doubs, remarquable par sa façade renaissance barrée d'un long balcon s'amorçant par une échauguette, et pour sa cour intérieure carrée avec sa belle tourelle d'escalier. S'il abrite désormais les archives de la ville et une très belle médiathèque, cet ancien hôpital bâtit en 1613 a gardé de sa vocation première l'apothicairerie et le bureau de la mère supérieure, où l'on vous fera la frissonnante présentation de ce qu'étaient les instruments de chirurgie de l'époque… Juste à côté, une exposition "les clefs de la ville" vous invite à en apprendre plus encore. Mais à Dole, la richesse architecturale se cache partout. Des rues entières ont gardé leur caractère, leur découpes de fenêtre, leurs impressionnantes ferronneries. Et dans les cours et les entrées, on trouve d'anciens escaliers si beaux et si rares qu'un circuit guidé se consacre intégralement à leur découverte !
Vos pas vous mèneront forcément jusqu'au bord des petits canaux du quartier des tanneurs, où votre cœur achèvera de fondre devant cette petite Venise, entre les jardins longeant le Doubs et les façades étroites de maison adorables parmi lesquelles celle où Pasteur vit le jour. Avant de quitter cette véritable carte postale, n'oubliez surtout pas de longer la promenade du Grand Canal jusqu'à un étroit passage s'enfonçant à droite du Grand Moulin. Vous y découvrirez un endroit étonnant, hors du temps, qui vous mènera d'escalier en passerelle de fortune jusqu'à la très vieille Grande Fontaine, mystérieuse source devenue lavoir que l'on aperçoit tout là-haut, à la surface, en se penchant par la placette du Prélot. Souvenez-vous alors de certaines pages du Moulin de la sourdine, et vous aurez le savoureux plaisir de partager la sensation qui inspira Marcel Aymé pendant son adolescence, passée à Dole… Une journée est loin d'être suffisante pour exploiter tout le potentiel touristique de Dole, alors mieux vaut s'organiser ! Adressez-vous à l'Office de Tourisme qui dispose de dépliants-guides pratiques pour les plus indépendants, et organise des circuits thématiques pour les autres…
Frédéric Lelièvre
INFOS :
Site Internet : www.tourisme-paysdedole.fr
39100, Dole | France-Comté |
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L'avis des hommes

Pour l'amateur d'Histoire, Dole est une révélation. Elle a conservé son homogénéité de ville sans sacrifier son héritage. Et un guide n'est pas superflu pour pouvoir lire toutes ces façades, et visiter tous ces sites historiques. Mais ceux qui envisagent simplement une belle ballade trouveront assurément leur bonheur, de la basilique aux petites rues descendant de la Place aux Fleurs, jusqu'aux ravissants bords du canal des Tanneurs. Une ville à découvrir tranquillement et à pied ! F.L.










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